Luciérnagas

                                                                                                               [English below]   [Français au dessous]

Los edificios, de noche, no son más que cajas de luz. Las ventanas dejan ver, y con detalle, lo que de día se esconde a los ojos de los vecinos, de los demás. Cuando se enciende la luz se proyecta hacia el exterior todo el interior; se proyecta lo privado hacia lo público. Y en lo público lo privado es saqueado, desvalijado y desmenuzado sin compasión. Pertenecemos a una sociedad consumista donde la mirada es un animal salvaje, capaz de devorarlo todo. Ahora ya no hay límites ni barreras, sólo existe la ambigüedad de aquel que es capaz de situarse en el espacio privado y ajeno aún no estando físicamente en él. Aquel que teme participar o acabar formando parte del espectáculo. El voyeur, ese gran consumidor de lo ajeno y no tanto de sí mismo; su eterno desconocido.

No es fácil estar a salvo, ni tan siquiera en casa y bajo cerrojo estamos libres de ser espiados, intimidados. De nada sirve taparse, encerrarse, parapetarse con falsos visillos, falsos telones que transparentan lo que hay entre bambalinas; espacios particulares, ahora escenarios comerciales. Lo privado es público, opinión pública, publicidad. Y ya no queda más que aquello que está en el interior de cada ser, protegido y oculto bajo la piel; lo único opaco y mudo ante la atenta mirada del animal. Porque lo desconocido está en nuestro interior, desconocido para los demás y paradójicamente ignorado, también, por nosotros mismos.

[English]

Fireflies
The buildings, at night, are but light boxes. The windows reveal, and in detail, what day is hidden from the eyes of neighbors, of others. When light turns projecting outwardly throughout the interior; private projects into public. And in the private public is plundered, robbed and shredded mercilessly. We belong to a consumer society where the look is a wild animal, able to devour everything. Now there are no limits or barriers, ambiguity exists only one who is able to move into the private space of others and not being physically there. He who is afraid to participate or end part of the show. Thevoyeur”, the major consumer of the foreign and not so much of himself; the eternal unknown.
It is not easy to be safe, not even at home under lock and are free to be spied on, intimidated. Useless clogged, shut, barricading false curtains, fake backdrops that show through what is behind the scenes; particular spaces, now commercial scenarios. The private is public, public, publicity. And there is no more than what is inside of every being, and concealed under the skin; opaque and mute all under the watchful eye of the animal. Because the unknown is inside us, unknown to others, and paradoxically ignored also by ourselves.
 
[Français]
Lucioles
De nuit, les immeubles ne sont plus que des caisses lumineuses. Les fenêtres laissent voir, et en détail, ce que le jour se cache aux yeux des voisins, des autres. Quand la lumière s’allume tout l’intérieur est projeté vers l’extérieur; l´intimité est projeté vers le public. Et dans le public, l´intimité est pillé, dévalisé et émietté sans compassion. Nous appartenons à une société consommatrice où le regard est un animal sauvage, capable de tout dévorer. Maintenant il n’y a pas de limites ni de barrières, seule existe l’ambiguïté de ce qui est capable de se situer dans l’espace privé et étranger tout en n’étant pas physiquement en lui. Celui qui a peur de participer ou de finir par faire partie du spectacle. Le voyeur, ce grand consommateur de l’étranger et non tant de soi même; son inconnu éternel.
Ce n’est pas facile d’être sauvé, ni même dans la maison ni sous verrou nous ne sommes pas libres d’être épiés, intimidés. Il est inutile de se cacher, de s´enfermer ou se retrancher derrière de faux rideaux, de faux décors qui montrent ce qu’il y a sur les planches ; des espaces particuliers, maintenant des scènes commerciales. Le privé est public, opinion publique, publicité. Et déjà il ne reste plus que ce qui est à l’intérieur de chaque être, protégé et occulte sous la peau ; l unique chose opaque et muette face au regard attentif de l’animal. Parce que l’inconnu est dans notre intérieur, ignoré par certains et paradoxalement ignoré, aussi, par nous-mêmes.